Planète football

Prix: 8 €
Référence : 07968
Planète football
Planète football

Auteur : Vidal Maurice

Editions : Messidor

11/1989

Edition originale

Informations complémentaires

ISBN :

2209062357

EAN :

9782209062355

Genre

Type de couverture

Cartonné

Nombre de pages

123

Dimensions

22 x 29.5 x 1.3 cm

Poids

650 gr

Etat

09/10

Remarques sur l'ouvrage

Etat d'usage

Resumé - Extrait

Depuis que, en 1863 (l'histoire est précise en matière de coups de pied), le jeu de football a été officiellement inventé, il est allé de périodes historiques en périodes plus historiques encore. C'est donc avec d'infinies précautions qu'on osera avancer que la fin des années 80 s'inscrit dans une histoire qu'on a le droit de juger dérisoire comme celle des gens heureux.

Peut-être pas pour la qualité du jeu pratiqué, pour sa spectacularité, (mis à part deux finales de Coupe d'Europe 1989). Mais pour la confusion des idées qui entourent son activité. Corollaire de la confusion avec le développement de la société environnante. De jeu distrayant, quasi familial, le football devient, au meilleur de sa pratique, un spectacle artistique. Un spectacle de plus en plus payant, si l'on ose cette si juste trivialité. Que la télévision naisse, devienne Eurovision, puis Mondovision, et voici que le spectacle est universel.

Voici aussi que ceux qui l'assurent se trouvent projetés dans un monde où leur jeu se pratique sur un gazon doré. Quand tel oracle, fût-il à plume, parle des « affaires » du football, il oublie volontiers les vraies, celles qui se font autour de lui. Quand on glose sur les salaires (dits excessifs) des joueurs de football, la mémoire collective bafouille : les temps archaïques ne sont pas si loin : il y a moins de trente ans qu'un fils d'immigrés polonais nommé Kopaszevski, gloire nationale d'un football culturellement français sous le nom de Raymond KOPA, osait écrire dans un journal populaire : « Les footballeurs sont des esclaves. » Ils l'étaient, appartenant à vie à un club qui pouvait les acheter ou les vendre au plus offrant sans que l'intéressé eût à dire son mot. Cela fit scandale, plusieurs décennies avant que fasse « scandale » le salaire d'un autre immigré venu des Minguettes. Confusion... Nul ne concède un salaire s'il n'y trouve son intérêt, comme le reconnaissent souvent les dirigeants étrangers. Quand on critique le président du F. C. Napoli pour avoir payé un transfert en centaines de milliards de lires pour s'attacher Diego Maradona, il se justifie avec le sourire, en démontrant qu'il aurait pu le payer plus cher encore, tant le chiffre d'affaires de son club a progressé depuis la présence du petit Argentin. On peut aussi supposer qu'un chevalier de l'industrie, du commerce et de la communication mondiale comme Silvio Berlusconi ne fait pas un sacrifice en prolongeant de 4 ans le contrat de Gullit aux appointements vertigineux de 2 millions FF par mois...



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