150 ans de peinture

Prix: 5 €
Référence : 07838
150 ans de peinture
150 ans de peinture

Auteur : Gérard Jo

Editions : Paul Legrain

1980

Edition originale

Collections :

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Cartonné

Nombre de pages

111

Dimensions

16.5 x 23.5 x 1.6 cm

Poids

450 gr

Etat

09/10

Resumé - Extrait

Préface

En guise d'introduction à l'essai de ]o Gérard sur cent cinquante ans de peinture en Belgique, qu'on me permette quelques réflexions sur mon art. '

On me demande souvent pourquoi j'ai peint des trains, par exemple. Impossible d'expliquer l'intérêt que je leur porte. D'ailleurs pourquoi y a-t-il des gens qui aiment les chiens, d'autres les chats ou les chevaux ?

Pour moi, toute gare s'ouvre sur une évasion, une invitation au voyage, une forme de dépaysement et, qui sait, de dépassement aussi, car il n'y a point d'aventure et donc pas d'épanouissement personnel sans voyages et sans gares.

Mais j'ai peint des usines aussi.

Je les choisissais aux rives de la Meuse. Leur architecture m'inspirait, la vie intense qu'elles abritaient me fascinait.

Quand on me demande si j'ai un message, je déclare ne rien comprendre à ce mot. Message ? C'est du vent, du baratin. Je ne me sens ni la vocation d'un mage, ni celle d'un pontife pour cénacles d'intellectuels.

Quand on lit les pages consacrées par Jo Gérard à la peinture belge, on touche du doigt le drame secret et toujours recommencé que vit le véritable artiste.

Nous nous forgeons l'idée ou si l'on préfère : l'image de l'œuvre à créer. Nous l'avons en tête. Nous commençons à travailler : choix du format, des couleurs, des pinceaux.

En cours de route, nous réalisons peu à peu ou brusquement - cela dépend - que la conception que nous nous faisons de la toile était si supérieure à ce qu'elle devient. Ah, cette longue route, ce mirage qui sépare l'imaginaire du réel ! Oui, il faut se vouloir humble, faire la part de la différence entre le point de départ et celui d'arrivée, donc tirer quelque chose de valable de ce qu'on a tenté en essayant de le perfectionner malgré tout, sinon on sombre dans un orgueil stérile.

Jo Gérard me demanda un jour, si d'après moi, un artiste éprouva déjà devant une de ses œuvres, la sensation d'avoir atteint la perfection....



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