Sybaris les Grecs en Italie

Prix: 10 €
Référence : 06427
Sybaris les Grecs en Italie
Sybaris les Grecs en Italie

Editions : Payot

18/04/1958

Edition originale

Collections :

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Broché

Nombre de pages

208

Dimensions

14.5 x 22.5 x 1.5 cm

Poids

260 gr

Etat

08/10

Remarques sur l'ouvrage

Couverture légèrement sale, dos croqué, ouvrage partiellement coupé

Resumé - Extrait

PRÉFACE

De tous les peuples de l'Antiquité, les Grecs surtout furent l'un de ceux qui mirent le plus d'ardeur et de ténacité à donner libre cours à cet esprit d'audace et de curiosité qui les porta, durant des siècles, à sillonner des mers inconnues, à découvrir des terres inexplorées, à s'informer des façons de vivre et de penser des hommes avec lesquels de dangereux et de lointains périples les mettaient en contact.

Toutefois, ni le plaisir de la découverte, ni le goût de l'aventure et du risque, ne suffiraient à expliquer, à eux seuls, la fondation de tant de colonies, qui, des Colonnes d'Hercule jusqu'à l'extrême bout du Pont-Euxin, s'échelonnèrent sur le bord de la mer. Les Grecs, en effet, n'avaient d'abord habité que la Grèce, les îles de la mer Egée, et le littoral de la côte d'Asie. Ce ne fut qu'à partir du VIIIe siècle avant notre ère, que divers États grecs s'en allèrent fonder des cités nouvelles et s'établir sur un sol étranger. Des raisons multiples les déterminèrent à cette émigration.

Parfois, c'était l'envahisseur qui contraignait l'habitant d'un pays à fuir devant le conquérant, et à chercher ailleurs un havre de salut. Parfois, des discordes civiles, des rivalités entre deux partis, dont l'un s'efforçait d'éliminer l'autre, obligeaient le groupe de vaincus à quitter ses foyers et à s'expatrier. Parfois, c'était une cité surpeuplée qui se déchargeait d'un surplus d'habitants. Parfois, c'était la pauvreté d'un sol aux récoltes ingrates qui poussait l'émigrant à se mettre en quête de terres plus fertiles. Parfois, enfin, c'était le besoin de se créer des débouchés commerciaux, et de multiplier des entrepôts de vente et des bases d'échange.

Quelles que soient les raisons qui ont légitimé la rapide extension des colonies que la Grèce essaima, ce développement fit éclater au jour le dynamique élan de sa vitalité, puis propagea, jusqu'en pays barbare, l'influence et l'action du génie de sa race. Aussi, l'envoi par une cité grecque d'une partie de ses membres en pays étranger était-il, avant tout, un acte religieux d'une extrême importance. C'étaient les dieux, Apollon de Delphes ou Zeus de Dodone, qui, par la voix des oracles, indiquaient aux colons vers quelle terre ils devaient se diriger, en quel site ils allaient avoir à se fixer. Le chef des émigrants emportait avec lui une parcelle du feu sacré qui brûlait au foyer de leur cité natale, souvent aussi les images de ses dieux protecteurs. Quant aux colons, chacun d'eux emmenait en partant ses dieux particuliers...



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